Simplicité Volontaire

Modeste introduction à La simplicité Volontaire et la valeur Temps

Opter pour la simplicité volontaire est une résolution individuelle d’adopter un mode de vie moins dépendant de l’argent, plus sain et éthique, de meilleure qualité tout en réduisant sa consommation et en satisfaisant ses vrais besoins. Tous les aspects de la vie étant touchés de près ou de loin, les novices devraient s’y familiariser par étapes. L’une de ces premières étapes consistera à cerner ses priorités. En effet, identifier les domaines ou les activités qui comptent le plus dans notre échelle de valeurs, nous permettra d’y voir plus clair.

Cela dit, je persiste à croire que la denrée Temps devenue rarissime est à la base de tout processus constructif et sain.

Afin de cerner ses valeurs, il est nécessaire de se connaître un tant soit peu et cela demande du temps : de s’arrêter, de s’isoler, de s’asseoir, de faire le tour de la question, de définir le  pourcentage de temps réel qu’on dédie à certaines activités (y compris le temps afférent de déplacement, d’attente, de parking …) ainsi que le temps dont on serait prêt à se départir pour l’affecter à nos priorités.

ÉcoFrugalité

J’insiste sur ce point car je me suis rendue compte que dans une société développée (technologiquement) où les gens ne jurent que par le Time is Money, la majorité perd beaucoup son temps et s’enlise dans les faux calculs.

A titre d’exemple, j’avais essayé de vendre des affaires quasi neuves dans un marché où se côtoyaient neuf et usagé. Des tenants de kiosques se pointaient dès 7 heures du matin pour pouvoir être prêts à 9h et y restaient jusqu’à la fermeture à 17h et ce, pour tout le weekend end. Bien que la location de tables ne soit pas onéreuse, ils se considéraient gagnants quand ils avaient recouvert l’investissement de la location avec un extra.

Quand je m’y suis intéressée de près, j’ai noté les éléments suivants :

-ils avaient tous utilisé un moyen de locomotion dont souvent une mini camionnette (donc amortissement du véhicule, prix du carburant aller-retour, des fois parking à payer pour la journée,…),

-ils mangeaient tous sur place prétendant que ce n’était pas cher (petit déjeuner et le midi et des fois même repartaient avec un souper sous les bras),

-ils avaient chargé leur véhicule (donc réveil encore plus tôt) ; Une fois sur place, certains payent des commis pour les aider à décharger car les habitués ont tous au moins 3  tables donc du stock, le déchargement une fois chez eux sans compter l’espace de stockage (éventuellement à entretenir),

-le temps passé sur place non rémunéré (plus de 8h),

Cadran-le temps non utilisé pour être en famille, avec des amis (de vrais car ils avaient beau se connaître, il y avait de la compétition) ou tout simplement se reposer de leur semaine de travail,

-si on compte le nombre de fois qu’ils se déplacent avec les mêmes affaires, le coût réel par article augmente … etc. etc.

-vite compris en tant que simplicitaire volontaire qu’il valait mieux donner lesdites affaires à l’organisme de charité le plus proche. Par conséquent,

-je n’allais plus dépendre d’un genre de loterie (hypothétique gain) ni en dépense énergétique en pensées,

-quelqu’un pour sur allait en bénéficier assez rapidement à un prix dérisoire ou gratuitement,

-j’allais jouir de l’espace libéré dans la maison ne serait-ce qu’énergétiquement parlant,

-je préservais le temps pour faire des activités plus enrichissantes et utiles.

C’est à chacun de tracer sa propre ligne d’acceptation. Celle-ci n’est pas non plus figée : Elle varie également en fonction d’évènements, de prises de conscience, d’aide proposée … Elle agit comme une sorte de balise.

Supposez que-vous ayez l’habitude en été de vous déplacer à pied avec votre panier pour acheter des produits biologiques locaux dans un magasin particulier. En revanche, en hiver, vous décidez de magasiner à proximité des produits américains par ce que ça vous prendrait minimum une heure de déplacement sans compter que ce n’est pas toujours évident d’être en équilibre sur la neige ou verglas … c’est correct. En SV, justement toute décision reste personnelle et libre.

Toutefois, on garde en tête que chacune de nos petites actions a un réel impact sur nous et notre environnement qu’il soit familial, humaniste, écologique, culturel ou autres.

Lou_c auteure

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