Fleur-orange

L’ÉcoFrugalité ?

Sobriété, frugalité, bien-vivre : ces mots sont au cœur de la critique des sociétés industrielles.  Pour lutter contre un modèle jugé aliénant, de plus en plus de citoyens inventent de nouvelles manières de vivre ensemble transports alternatifs, , partage de savoirs.

« Décroissance », « simplicité volontaire », « sobriété heureuse »…

Ces notions évoquent-elles la même posture ?

Leur point commun est la critique du modèle dominant, c’est-à-dire d’une forme de croissance insoutenable sur les plans écologique, social et, ce qui est nouveau, financier,  puisque le terrain même où le système se prétendait le plus fort – le capitalisme financier – est devenu son terrain de fragilité par excellence.

Il existe ensuite des différences, selon que l’on se situe principalement du côté de la critique
– c’est l’approche en termes de décroissance, de démondialisation et de tout ce qui commence par « dé »

– ou qu’on insiste sur l’imaginaire positif, le futur souhaitable, en mettant en avant la simplicité volontaire, la sobriété heureuse, la transition vers des sociétés du bien-vivre plus conviviales.

Simplicité et amourLa perspective positive implique une résistance au modèle dominant, mais elle trouve plus subtil et plus efficace de mettre son énergie à construire un nouveau monde plutôt qu’à détruire l’existant.

Les potagers urbains, ou jardins dans la ville, en sont une illustration fondatrice,
car il s’agit d’une expérimentation très concrète, qui répond à un problème réel
– en cas de paralysie des transports par exemple, la sécurité alimentaire ne serait assurée que pour quelques jours tout en suscitant une dynamique de mutualisation et de solidarité. Il en va de même pour l’accès à l’eau.

Potager urbainLa question de l’alimentation est un noyau irradiant autour duquel se recrée un lien social et culturel, avec des expressions créatives, festives, ludiques.

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