Paradis du Sud

Le Bonheur est-il acquis à force de « toujours plus » ?

Lorsque je profitais de mes vacances durant une semaine à un endroit précis, je passais en revue tous les tours qui s’offraient à moi. Bien entendu, toutes faisaient miroiter d’innombrables photos d’îles ou cayos aux infinies plages de sable blanc fin, d’océan turquois, d’eaux transparentes cristallines, sans vagues etc. bref on nous vendait en permanence le paradis sur terre pour une journée.

image1397690768Je prenais beaucoup de plaisir lors du transfert. Puis je me rendis compte que je passais mon temps à « voyager » pour aller voir un autre bout de terre et de plage alors que là où j’étais, j’avais une plage potable sinon superbe. Je réalisai que je ne pouvais nager plus dans les autres plages, pas plus que je n’allais lézarder plus longtemps sur le sable. En d’autres termes, je n’allais pas en profiter plus.

C’est ainsi que l’idée fit son chemin et je méditais dessus. En fait, bien que je gardais ces visites pour moi-même, je compris que je cumulais ces excursions pour meubler le temps et avoir l’impression que je l’utilisais ou plutôt que je ne le perdais pas et que je faisais quelque chose. Le pire, c’est qu’à la fin du voyage même, je ne me souvenais plus de tous les noms et encore moins à mon retour et malgré le peu de photos que je prenais, je peinais à les distinguer.Fleur magnifique

Conclusion : à ma manière, je souffrais également de cette maladie du cumul (j’y reviendrai dans un prochain article). Je retravaillais alors ma manière de voyager. Ainsi, ai-je redéfini mes priorités et j’ai commencé à « bouder » ce que je ne « ressentais » pas bien que ce soient des endroits très prisés. Cela m’a grandement simplifié la vie et j’en ai pris pleinement la responsabilité.

Par la suite, j’ai étendu cette attitude à plusieurs activités et évènements. Ainsi ai-je appris et assumé à ne pas culpabiliser de ne pas assister à un « super » concert ou spectacle même gratuit ou sortir un jour célébré par tous par ce que ça fait « poche » de rester à la maison.

Naturellement, j’ai progressivement découvert le plaisir de me contenter et de me servir en premier lieu de ce dont je dispose déjà à la maison. Que ce soit au niveau de la préparation des repas ou des activités, de nouvelles perspectives qui n’avaient de limite que mon imagination et le temps octroyé, ont vu le jour et ça, c’est gratifiant et satisfaisant!

Lou_c auteure

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